J'ai porté le Fitbit Air trois semaines — et j'ai fini par oublier que je l'avais au poignet
Google débarque dans le bracelet sans écran avec le fitbit air : un tout petit boîtier, un coach dopé à l'IA et une semaine d'autonomie. Verdict : je suis étonnamment conquis.
Habitué aux montres connectées, je trouvais absurde qu'on propose un boîtier presque aussi large qu'un cadran de montre… sans le moindre écran dessus. À quoi bon ce format s'il n'y a rien à regarder ? Et puis j'ai testé le Fitbit Air de Google, et ma logique en a pris un coup.
Un bracelet qui se fait oublier
Le boîtier a presque la carrure d'une montre classique, posé sur une boucle en tissu. Sauf qu'il n'affiche rien : juste une lumière d'état, activée par un double tap, qui clignote blanc (tout va bien) ou rouge (à recharger).
Je pensais que cette absence d'écran serait un défaut. C'est devenu ma fonction préférée : le bracelet ne me demande jamais rien, il observe et me laisse tranquille.
Discret dehors, sérieux dedans
Sous le capot, ça ne rigole pas : fréquence cardiaque en continu, variabilité cardiaque, SpO2, respiration, température cutanée, sommeil, détection automatique du sport et alerte fibrillation atriale. Chaque matin, un score de Readiness et une charge cardio résument tout. Presque autant qu'une montre imposante, sans l'encombrement visuel.
La vraie carte à jouer : le coach IA
Toutes ces données passent dans l'appli Google Health, où un coach propulsé par Gemini les traduit en conseils lisibles : « nuit courte, vas-y mollo » ou « belle marge, pousse un peu ». Fini les graphiques à décrypter soi-même.
Seul bémol : les fonctions les plus poussées vivent derrière l'abonnement Google Health Premium, offert trois mois puis payant.
Une semaine sans le charger
Google annonce jusqu'à sept jours d'autonomie ; j'ai tenu cinq à six jours en usage réel. Après des années à recharger une montre connectée tous les deux jours, ça change la vie. Logique : sans écran à alimenter, la batterie souffle.
La fiche en un coup d'œil
- Prix : 99,99 € (3 mois de Google Health Premium inclus)
- Format : bracelet sans écran, lumière d'état
- Autonomie : jusqu'à 7 jours, recharge rapide
- Suivi : FC, variabilité, SpO2, respiration, température, sommeil, AFib
- Intelligence : score Readiness + charge cardio, coach IA Gemini
- Compatibilité : Android et iOS
- Coloris : Noir Volcanique, Bleu Ciel, Corail, Porcelaine. 3 types de bracelets : Scratch, sport et moderne
Bracelet Sport, Scratch et Moderne
Ce qui m'a un peu refroidi
Pour consulter le moindre chiffre, il faut sortir son téléphone : pas de coup d'œil rapide au poignet en pleine séance, contrairement à ce à quoi je suis habitué. Et l'abonnement Premium reste un passage obligé pour profiter du coach à fond. Rien de grave, mais autant le savoir.
Face au Garmin Cirqa et au Whoop
Le bracelet sans écran n'est plus une niche : deux rivaux sérieux entourent le Fitbit Air.
Le Garmin Cirqa, tout juste sorti fin juillet, mise sur zéro abonnement : tout est débloqué à l'achat, contre 199,99 € (deux fois le prix du Fitbit Air), dix jours d'autonomie et plus de 80 profils sportifs. Idéal si vous êtes déjà dans l'écosystème Garmin.
Whoop, le pionnier, fait l'inverse : bracelet quasi gratuit, mais abonnement annuel obligatoire entre 200 € et 359 €. En échange, les analyses de récupération les plus poussées du marché.
En résumé : le Cirqa mise sur le paiement unique, Whoop sur la donnée haut de gamme en location, et le Fitbit Air se glisse au milieu, moins cher à l'achat, avec un coach IA qui parle enfin humain.
Le verdict
À une centaine d'euros, le Fitbit Air est le bracelet sans écran le plus facile à recommander du moment. Discret, endurant, intelligent sans être envahissant. Les accros à la donnée lui préféreront un Whoop plus pointu (et bien plus cher). Pour tous les autres, moi y compris malgré mon scepticisme de départ, c'est un excellent point d'entrée.
